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PORTRAIT. Trophées du rugby amateur du Lot-et-Garonne 2026 : Florian Millau, l'atout puissance de l'US Nérac, très précieux dans la belle saison de son équipe en Fédérale 3
Florian Millau est un garçon discret et plutôt réservé. Dans son activité professionnelle, il est connu pour son sérieux et sa rigueur, comme dans le monde du rugby.
Pur produit de l’école de rugby de l’Union Sportive Néracaise, Florian Millau est un joueur redouté et redoutable. Évoluant au poste de seconde ligne ou en numéro huit, il est connu pour son intelligence de jeu et sa faculté à franchir les lignes adverses pour mettre son équipe dans l’avancée.
Il débute le rugby à l’âge de 8 ans à Nérac. Il va passer par toutes les catégories des « jaune et noir ». Il y connaîtra de très bons moments, notamment avec un titre de champion d’Aquitaine avec les Minimes. Les éducateurs étaient, à cette époque, Titou Tarozzi et Cyril Bellandi.
En Juniors, il connaîtra aussi la réussite, avec, à nouveau, un titre de champion d’Aquitaine, sous la houlette d’un certain Thierry Sourbets. En seniors, il est repéré par certains clubs du secteur, et il décide de tenter sa chance à Fleurance en Fédérale 1, qui est alors entraîné par un certain Titou Tarozzi.
Des souvenirs à la pelle sur les terrains
Florian y restera quatre saisons, où il aura l’occasion de s’aguerrir, et de pouvoir participer à plusieurs rencontres de l’équipe une. Après cette belle aventure gersoise, il décide de revenir au « pays », pour aider à continuer à faire grandir son club de toujours.
Lorsqu’on lui demande quels sont ses souvenirs les plus marquants, il évoque immédiatement le titre avec les Minimes de Nérac. Il retient aussi l’ambiance extraordinaire qu’il a connue à Fleurance. Florian n’a pas particulièrement de mauvais souvenirs, quelques déceptions et parfois un peu d’amertume, comme l’année où il doit jouer les phases finales du championnat de France avec les Espoirs de Fleurance.

En double licence à l’époque, il est sollicité par Nérac pour jouer un match de championnat très important à Bon-Encontre. Hélas, lors de cette rencontre, il se casse la clavicule, et voit ses rêves de phases finales s’envoler.
Au sujet du match le plus difficile de sa carrière, il évoque sans la moindre hésitation un déplacement à Valence-Romans (qui évolue désormais en Pro D2). Il jouait alors en première à Fleurance. Il se souvient des impacts et de la dureté de la rencontre, mais aussi de l’ambiance et de la beauté du stade.
Quant à des rencontres où la réception fut plus « hostile », deux déplacements lui viennent à l’esprit, l’un avec Fleurance à Nafarroa, avec un public pas forcément des plus accueillants, avec des supporters locaux assez « chauds », mais une réception d’après-match de très grande qualité.
Le second, c’est avec Nérac il y a deux ans, lors d’un match retour du 32e de finale du championnat de France à Rivesaltes, dans un climat particulièrement délétère, que ce soit sur ou en dehors du terrain. Florian espère que la saison 2026-2027 de l’USN pourra permettre au club de pouvoir à nouveau se qualifier, en essayant d’aller le plus loin possible.
Il sait cependant qu’avant cela, il va falloir cravacher dans une poule avec de nombreux derbys, et où de nombreuses équipes se sont considérablement renforcées durant l’intersaison. Florian est un leader naturel, et, à n’en pas douter, il donnera encore une fois le meilleur de lui-même pour permettre aux « jaune et noir » de connaître à nouveau l’ivresse des phases finales.
Jean Marc Deffes
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